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Flexicurité

le 01/03/2007 par Christophe Teissier
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Débat communautaire


 

Comité de l’emploi, Working group on flexicurity , rapport mai 2006

Ce document, en anglais, est un rapport rédigé en 2006 par un groupe de travail du comité de l’Emploi, organe consultatif placé auprès du Conseil de l’Union Européenne et intervenant notamment dans le cadre de la mise en oeuvre de la Stratégie Européenne pour l’Emploi. En lien avec les orientations et travaux communautaires l’ayant précédé, il s’attache à définir la notion de flexicurité, les différentes combinaisons de mesures auxquelles le concept peut renvoyer, ainsi qu’à évaluer les effets sur les entreprises, individus et Etats de ces dernières. Il présente enfin, sous formes de fiches synthétiques, des exemples de mesures nationales orientées « flexicurité » (Autriche, Danemark, Pays Bas, Suède). Du côté des définitions de la notion, on peut retenir les quatre éléments constitutifs de la flexicurité rappelés ici et intialement présentés dans le rapport conjoint sur l’emploi 2005/2006 :  

  • offre (par les Etats) de diverses formes de contrats de travail, permettant de répondre aux besoins de flexibilité des employeurs et des  salariés, sans pour autant aboutir à une prolifération.

  • Mise en place de politiques actives du marché du travail visant à faciliter la transition entre deux emplois ou le passage du chômage à l’emploi

  • Etablissement de systèmes d’éducation et de formation tout au long de la vie au service de l’employabilité des individus.

  • Institution de modalités de protection sociale permettant de soutenir les individus temporairement éloignés du marché du travail et de faciliter la mobilité et les transitions sur le marché.

    Site de la DG Emploi et affaires sociales (SEE) : http://ec.europa.eu/employment_social/employment_strategy

Conseil de l’Union Européenne, rapport conjoint sur l’emploi 2006-2007, février 2007

Ce rapport conjoint sur l’emploi, en français, est l’un des documents communautaires résultant de la mise en œuvre de la méthode ouverte de coordination en matière d’emploi. Emanant du Conseil de l’Union Européenne, il est naturellement fondé sur le rapport annuel de la Commission relatif à la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne révisée (décembre 2006). Ce dernier s’appuyait notamment sur les rapports de suivi des plans nationaux de réforme réalisés par les Etats à l’automne. Globalement, le rapport constate une amélioration dans la mise en œuvre par les Etats des objectifs définis par l’Union Européenne en regard des différentes priorités identifiées : augmentation des taux d’emploi, amélioration des capacités d’adaptation des travailleurs et entreprises, investissements dans le capital humain, etc… Il en appelle cependant à un approfondissement des efforts initiés et c’est à ce titre qu’il comprend quelques développements relatifs à la flexicurité. Cette dernière est définie comme visant « à favoriser la flexibilité en la conciliant avec la sécurité de l’emploi » et « à réduire la segmentation du marché du travail, en tenant dûment compte du rôle des partenaires sociaux ». Dans cette mesure, le document relève l’écho accru que rencontre la notion au niveau national tout en regrettant que son appropriation (entendue comme la recherche d’une articulation entre différentes mesures) soit encore parcellaire. Ainsi, de manière générale, si les droits du travail font souvent l’objet de réformes dans le sens d’une plus grande souplesse de la réglementation, peu d’attention est encore portée aux transitions professionnelles.

 Maria Joao Rodrigues, Flexicurity, references and tools for policy choices, juin 2006

Bernard Gazier, Flexicurity and social dialogue, European ways, mai 2006

Per Kongshøj Madsen, Flexicurity, a new perspective on labour markets and welfare states in Europe, Center for Labour Market Research, Aalborg University, mai 2006

Ces trois documents, en anglais, constituent les supports des interventions de trois experts européens, présentées lors d’un séminaire relatif à la flexicurité organisé par la Commission Européenne en mai 2006.
Le premier est résolument orienté vers l’action et commence par faire état des défis adressés au modèle social européen et des réformes qu’ils appellent. A cet égard, les enjeux liés au développement de la formation tout au long de la vie apparaissent centraux. En second lieu, l’article se focalise sur les moyens de développer en Europe la flexicurité. Pour ce faire, il liste un certain nombre de mesures visant à favoriser la sécurité en regard des différents types de flexibilités identifiables (flexibilité salariale, flexibilité du temps de travail, passage de l’emploi au chômage, etc…) et des objectifs généraux de la stratégie de Lisbonne (développer la croissance et l’emploi, favoriser le passage à une économie de la connaissance, assurer un développement durable). Il envisage enfin les rôles respectifs de l’Union Européenne et des Etats pour assurer la mise en œuvre dedistes mesures.
Le second article est d’une facture beaucoup plus conceptuelle, encore qu’il s’assigne pour objectif de définir les voies et contenus possibles de politiques orientées sur la flexicurité. Les difficultés posées par la recherche d’une conciliation entre flexibilité et sécurité sont envisagées, ce qui permet très utilement d’approfondir les notions en cause. L’auteur, principal artisan en France de la théorie des marchés transitionnels du travail, cible ensuite son exposé sur la notion de transitions, susceptible d’aboutir à des traductions concrètes, et socialement acceptables, du concept de flexicurité en Europe. Globalement, la flexicurité comme élément du modèle Européen est défendue, en tant qu’elle conduit notamment à ne pas se focaliser uniquement sur les moyens d’accroitre la flexibilité des marchés du travail.
La troisième contribution explore la notion de flexicurité pour tenter de dégager des principes généraux aptes à guider la définition et la mise en oeuvre de politiques de « flexicurité ». Dans cette mesure, un certain nombre d’aspects sont successivement et rapidement envisagés : sens (multi-dimensionnel) et historique de la notion, combinaisons possibles entre flexibilité et sécurité, illustrations concrètes (notamment au travers de l’exemple danois), conditions de transférabilité de pratiques étrangères. La définition de recommandations générales est ensuite abordée de front. Les difficultés rencontrées pour ce faire sont analysées et l’auteur aboutit en conséquence à dégager « simplement » les contours possibles de principes méthodologiques au service d’une stratégie politique de flexicurité. Les recommandations dégagées intéressent ainsi l’objet des mesures envisagées, le processus d’adoption de ces dernières et l’évaluation des résultats de la politique adoptée.

Notion 

Ton Wilthagen, Flexicurity: a New Paradigm for Labour Market Policy Reform?, Février 1998

Ce document, produit dans le cadre d’un programme de recherche relatif aux marchés transitionnels du travail, est une réflexion sur le concept, alors récent, de flexicurité et ses liens possibles avec la notion de marchés transitionnels. Dans cette mesure, l’auteur analyse précisément l’émergence de la notion de flexicurité dans le contexte néerlandais, dont les caractéristiques de base et les évolutions sont présentées. Il étudie ensuite l’apport de la notion de flexicurité au concept de marchés transitionnels. A ses yeux, la flexicurité constitue d’une part une approche stratégique et politique fondée sur un concept gagnant-gagnant et permet à ce titre d’induire des innovations politiques et juridiques. Elle est d’autre part un moyen de définir les conditions requises pour la mise en place de marchés transitionnels du travail.

Site de l’Université de Tilburg (Pays Bas) : http://www.tilburguniversity.nl/

Ton Wilthagen, Martijn van Velzen, The road towards adaptability, flexibility and security, Discussion paper, 2004

L’objet de ce document de travail est d’interroger l’existence d’une voie privilégiée pour réaliser la flexicurité. Cette dernière est en effet envisagée, dans la stratégie européenne pour l’emploi, comme un moyen de garantir l’adaptabilité des entreprises et des salariés. A cette fin, il fait état brièvement des occurrences de la notion de flexicurité dans la Stratégie Européenne pour l’Emploi. Il présente ensuite une matrice, aujourd’hui communément partagée, permettant, au regard de différentes acceptions des notions de flexibilité et sécurité, d’envisager les différents compromis envisageables pour donner corps à la flexicurité. Il se penche enfin sur les illustrations de la notion dans les différents contextes nationaux européens, d’un point de vue théorique et pratique. Concernant ce dernier niveau, un aperçu de mesures pouvant être labellisées « flexicurité » dans plusieurs pays européens est présenté dans un tableau synthétique. Le papier conclut à l’absence à ce jour de données  suffisantes pour véritablement définir un chemin privilégié d’accès à la flexicurité. Cependant, certaines orientations générales sont finalement dégagées : développement de la sécurité professionnelle plutôt que de la sécurité de l’emploi, mise en œuvre négociée des mesures possibles, etc..

Lars Magnusson, Sofia Murhem, Social Europe. The role of institutions and social partners, 2006

Ce document résulte d’un projet de recherche intitulé « how secure is flexicurity ? », cofinancé par le programme suédois SALTSA et l’Institut Syndical Européen. Il vise à questionner les modalités de construction de l’Europe sociale en analysant la manière dont la notion de flexicurité est comprise et adaptée dans différents contextes nationaux. Sont ainsi synthétiquement présentées les réformes conduites dans plusieurs Etats européens (représentatifs de différents modèles d’Etat –Providence) au regard notamment des objectifs fixés par la Stratégie Européenne pour l’Emploi. L’article souligne la grande variété des compromis nationaux (entre flexibilité, sécurité et croissance) mis au service de la recherche d’un haut niveau d’emploi. La flexicurité, dans sa définition comme dans ses traductions possibles, semble ainsi grandement dépendante des contextes nationaux. Ceci étant, le dialogue social est présenté comme une condition essentielle pour parvenir aux « trade-offs » qui font la flexicurité.

Site de L’Institut Syndical Européen :

www.etui-rehs.org/[...]/flexicurity

Ute Klammer, Flexicurity in a life-course perspective,TRANSFER,  février 2004.

Cet article appréhende la notion de flexicurité en lien avec la perspective dite du cycle de vie (life-course approach). Il s’agit donc d’envisager la combinaison entre flexibilité et sécurité tout au long de la vie des individus. Le document justifie en premier lieu cette approche, rappelant pour ce faire le sens des notions de flexicurité et de perspective du cycle de vie. Il présente ensuite des données permettant de rendre compte des changements affectant le cycle de vie en Allemagne. Enfin, il envisage les implications (en termes de politiques concevables) d’une conciliation entre flexibilité et sécurité sur l’ensemble de la vie des individus. A ce titre, les mesures préconisées intéressent notamment l’apprentissage tout au long de la vie, la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, la réforme des systèmes de protection sociale.  

Hartmut Seifer, Andranik Tangian, Globalization and deregulation: does flexicurity protect atypically employed? , WSI - Fondation Hans Bökcler, Mars 2006.

Ce document se focalise sur la situation des travailleurs atypiques. Il s’agit ainsi, selon les auteurs, de combler un vide, en envisageant la notion de flexicurité au regard de ceux qui ne bénéficient pas d’un emploi permanent à temps plein. Pour ce faire, l’article souligne en premier lieu l’absence de définition stabilisée et surtout opérationnelle de la flexicurité. Il présente ainsi un certain nombre d’éléments théoriques afférents à la notion (différentes formes de flexibilité, dispositifs de sécurité sociale aptes à réduire la précarité), puis des données empiriques relatives à certaines de ses composantes. Il conclut que les difficultés auxquelles donne lieu la précarité des statuts atypiques d’emploi justifient des mesures de « flexicurité ». Ces dernières devraient viser, d’une part, à faire prévaloir la flexibilité interne sur la flexibilité externe (ajustements du temps de travail plutôt que recours aux contrats précaires) et d’autre part, à envisager des mesures propres à réduire la précarité associée au travail atypique (accès à la formation par exemple).

Site du WSI-Fondation Hans Bökcler : www.boeckler.de/[...]/8.html

 Yann Algan, Pierre Cahuc, Civic attitudes and the design of Labor market institutions ?, CEPREMAP, Décembre 2005

Ce document, en anglais, entend faire la démonstration que l’efficacité du modèle danois de flexicurité repose notamment sur le civisme des populations concernées. L’article repose sur une analyse économique précise et sur l’exploitation de données statistiques diverses. Il relève la diversité des atittudes citoyennes à l’égard des dispositifs publics d’allocation dans les pays de l’OCDE et tente d’en identifier les causes. Il conclut enfin au lien entre le civisme des populations et l’efficacité d’un système d’assurance chômage.

Site du CEPREMAP : www.cepremap.cnrs.fr/

 Illustrations nationales

Laurent Duclos, Jean-Yves Kerbouc’h, Organisation du marché du travail et « flexicurité » à la française, document de travail, novembre 2006

www.coe.gouv.fr/[...]/LD_JYK_Flexicurite_Nov._2006.pdf
lesechos.fr/[]/300125325.pdf

Ce document s’interroge sur les traductions potentielles du modèle de flexicurité en France. Le questionnement se fonde sur la diversité des formes de flexibilité et de sécurité envisageables et sur la multiplicité des combinaisons susceptibles d’en découler. Les auteurs reviennent en premier lieu sur la notion de flexibilité telle qu’elle est appréhendée par la littérature européenne. Ils envisagent ensuite les dispositifs juridiques existants sur lesquels une « flexicurité à la française » pourrait être construite. Cette partie de l’analyse se fonde sur les différentes formes de flexibilité ouvertes par le droit français. Les deux dernières parties du document s’attachent à dépasser une approche fragmentée de la flexicurité au profit d’une autre, dite « systémique ». A ce titre sont envisagés, non seulement les possibilités de mobiliser les techniques juridiques pour sécuriser les trajectoires des personnes, mais aussi les moyens d’agir sur la demande de travail en développant ce que les auteurs dénomment « employeur-abilité ». Un travail rigoureux, ambitieux et stimulant, nourri d’informations complémentaires présentées sous formes d’encadrés inclus aux développements.

Dominique Méda, Bertrand Minault, la sécurisation des trajectoires professionnelles, document d’études, n°107, DARES, octobre 2005.

Ce document est une synthèse d’un séminaire organisé en 2005 par le Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement. Il vise à identifier les freins à la mise en oeuvre concrète d’une sécurisation des trajectoires, envisagée comme un compromis entre flexibilité et sécurité. La première partie est un diagnostic des obstacles à la constitution de véritables « parcours professionnels choisis », aboutissant globalement à constater l’insuffisance des protections et modalités d’accompagnement offertes aux salariés. La seconde tend à dégager des pistes pour l’action sur la base, notamment, d’exemples étrangers. L’anticipation des évolutions, notamment économiques, apparaît indispensable pour permettre le développement de politiques préventives (au service, par exemple, du développement de l’employabilité des salariés.).

Site de la DARES : www.travail.gouv.fr/[...]/98.html

Pour compléter cette appréhension de la situation française, nous renverrons également aux nombreuses contributions présentées à l’occasion du colloque intitulé « Flexicurité en France », tenu le 7 décembre 2006 et organisé par plusieurs établissements d’enseignement supérieur et de recherche. La plupart d’entre elles sont accessibles depuis le site dédié à cette manifestation à l’adresse suivante :

www.univ-evry.fr/[...]/flexicurite/

 Janine Leschke, Gunther Schmid, Dorid Griga, On the marriage of flexibility and security: lessons from the Hartz-reforms in Germany, discussion paper, WZB, avril 2006 -faire un lien vers la rubrique “Allemagne”.

 Martin van Velzen, A way out of here? Training and upward mobility for flexible workers in the value added logistics industry, TLM.net conference, novembre 2004

Présenté dans le cadre d’une conférence organisée par TLM.net, réseau de recherche européen consacré aux marchés transitionnels du travail, ce document est une monographie ciblée sur une industrie émergente aux Pays Bas. Fondée sur les concepts de flexicurité et de marchés transitionnels du travail, elle s’intéresse à l’accès à la formation offert aux travailleurs « flexibles » (autrement dit, temporaires) de cette industrie. A ce titre, elle fait état de  « bonnes » pratiques qui illustrent concrètement la conciliation entre flexibilité et sécurité en facilitant les transitions professionnelles des salariés visés. Elle s’attache dans ce cadre à évaluer le rôle de chacun des acteurs impliqués : entreprises du secteur, agences de travail temporaire et syndicats.  

   Site du réseau TLM.net : www.siswo.uva.nl/tlm/

L’Observatoire Européen de l’Emploi, organisme chargé de promouvoir la Stratégie Européenne pour l’Emploi par la production d’informations et de recherches, présente sur son site internet un ensemble de rapports nationaux consacrés à la flexicurité. Elaborés par un réseau de correspondants issus des 27 Etats membres de l’Union mais également de Croatie, Norvège et Turquie, ces documents sont des synthèses consacrées à l’état de la question dans ces différents pays. On peut donc s’y reporter pour bénéficier d’une première approche des situations nationales. Nous renvoyons ci-dessous à une partie seulement des rapports disponibles, les autres étant accessibles depuis le site de l’Observatoire (www.eu-employment-observatory.net/fr/).

L’ensemble des documents sont datés de novembre 2006.

 

 Le modèle Danois

Flemming Larsen, Active Labour Market Policy in Denmark as an example of Transitional Labour Market and flexicurity arrangements, working paper, TLM.net, CARMA, mai 2005

Thomas Bredgaard, Flemming Larsen, Per Kongshøj Madsen, The flexible Danish Labour Market – a review, research paper, CARMA, Université d’Aalborg, avril 2005

Søren Kaj Andersen, Mikkel Mailand, The Danish flexicurity model, the Role of the Collective Bargaining System, FAOS, Université de Copenhague, septembre 2005

Ces trois documents devraient permettre au lecteur d’approfondir sa compréhension du désormais fameux modèle danois, présenté, au niveau communautaire comme national, comme un exemple de mariage réussi entre flexibilité et sécurité.
Le premier, document de travail produit dans le cadre du réseau de recherche TLM permet de comprendre comment le modèle danois s’est construit. A cette fin, il tente d’expliquer la manière dont les acteurs (partenaires sociaux, pouvoirs publics) se sont progressivement accordés sur la nécessaire conciliation entre flexibilité et sécurité. Dans cette mesure, la flexicurité à la danoise n’apparaît pas comme la résultante d’une approche politico-stratégique délibérée mais comme le fruit de l’expérience accumulée par les acteurs sociaux. En conséquence, le « modèle » danois et sa pérennité semblent tenir au fait que chacun, et notamment les partenaires sociaux, a appris à comprendre la rationalité de l’autre. A cet égard, l’existence, ancienne, d’enceintes pour le dialogue social (notamment tripartite) semble déterminante. Ces observations ne sont bien entendu pas synonymes d’absence d’évolutions dans le temps, concernant notamment les politiques actives de l’emploi. L’auteur les présente clairement. L’article conclut à l’importance du cadre institutionnel pour expliquer le cas danois.
Le second document est une synthèse des connaissances relatives à la flexibilité à la danoise. Il présente ainsi la notion de flexibilité et ses illustrations au Danemark, les interactions existantes en flexibilité et sécurité et les challenges auxquels se trouve confronté le modèle danois concernant chacune de ses trois composantes (flexibilité, haut niveau de protection sociale, politiques actives de l’emploi). L’article conclut à l’originalité (et donc à l’intérêt) de l’expérience danoise, tout en ouvrant des pistes pour des recherches futures, notamment ciblées sur les défis actuels.
Le troisième document, réalisé à la demande du Ministère de l’Emploi, présente le système de négociation collective au Danemark et ses évolutions. Compte tenu de l’importance du dialogue social dans la mise en place de la flexicurité danoise, l’étude est tout à fait intéressante. La traduction dans la négociation collective, des notions de flexibilité et de sécurité est présentée. Au titre des évolutions importantes, on relèvera un accroissement de la négociation décentralisée et un élargissement des objets de la négociation. Ces changements questionnent bien entendu le devenir de la flexicurité à la danoise.

Site du CARMA (Université d’Aalborg) : www.socsci.auc.dk/carma/indexenglish.htm

Site du FAOS (Université de Copenhague) : faos.sociology.ku.dk/?lan=en

Robert Boyer, La flexicurité danoise, quels enseignements pour la France ? , CEPREMAP, éd. ENS-rue d’Ulm, avril 2006

Jean-Claude Barbier, Apprendre vraiment du Danemark, Connaissance de l’Emploi, n° 18, juillet 2005

En parallèle des articles précédents, le lecteur pourra se reporter aux analyses du modèle danois publiées par deux chercheurs français reconnus. L’un et l’autre s’interrogent sur les leçons susceptibles d’être tirées de l’expérience danoise. Robert Boyer présente la flexicurité en place dans ce pays, tout en relativisant fortement la notion même de modèle. Il n’en conclut pas moins que le cas Danois peut utilement éclairer la France en incitant à œuvrer en faveur de la sécurisation des parcours professionnnels. Jean-Claude Barbier appelle à éviter toute approche simplificatrice du miracle danois et attire l’attention sur l’importance du « contexte institutionnel », permettant de lier protection sociale, droit du travail et politique de l’emploi. C’est ainsi ce qui fait la cohérence du modèle danois qui nous est synthétiquement, et salutairement, exposé.



Les recommandations de Laurent Duclos

Pour voir de plus près le modèle danois de la flexicurité

> Bartenstein (M.), 2006, " Flexicurity - Flexibility through Security ", Background information, Informal Meeting of Employment and Social Affairs Ministers, 19-21 January 2006.

> Boyer (R.), 2006, " La flexicurité danoise : quels enseignements pour la France ? ", Collection du CEPREMAP, Paris, Editions ENS-Rue d'ULM, Mai.

> Cahuc (P.), Kramarz (F.), 2004, De la précarité à la mobilité : vers une sécurité sociale professionnelle, Rapport au ministère de l'Economie et au ministère du Travail, Paris, La documentation française.

> CE " Moderniser et améliorer la protection sociale dans l'union européenne ", COM(97)102, 12 mars 1997.

> CE, 2005, Is "flexicurity" topping DG Employment's agenda ? / La "flexicurité" est-elle en tête des priorités de la DG Emploi ? EPC Policy Dialogue, "Flexicurity" on the labour market: are the EU-25 speaking the same language? Bruxelles, le 14 septembre 2005

> Gautié (J.), 2006, " Flexibilité et/ou sécurité : la France en quête d'un modèle ", Les Cahiers français, n°330, pp.91-95.

> Larsson (A.), 1999, " What can we learn from Denmark? " in Schmid (G.), Schömann (K.), ed., Von Dänemark lernen, discussion paper, WZB, FS I 99 - 201, pp.1-10

> Madsen (PK), 2004, " The Danish Road to "Flexicurity" Where are we? And how did we get there? ", paper for the TLM conference " Quality in Labour Market Transitions: A European Challenge ", Amsterdam, 25-26 november.

> Meilland (C.), 2005, " Danemark : flexibilité sans précarité ? ", Chroniques Internationales de l'IRES, n°97, novembre.

> OCDE, Perspectives de l'emploi de l'OCDE 2004 (chapitre 2).

> Rosholm (M.), Svarer (M.), 2004, " Estimating the Threat Effect of Active Labour Market Programmes ", IZA DP No. 1300, september.

> Tangian (A.), 2006, " Monitoring flexicurity policies in Europe from three different viewpoints ", WSI-Diskussionspapier, n°145, Juni 2006.

> Tros (F.), Wilthagen (T.), 2004, " The concept of 'flexicurity': a new approach to regulating employment and labour markets ", Transfer, European Review of Labour and Research, 2/04.

> Wierink (M.), 1998, " Pays-Bas : la flexibilité négociée ", Chronique Internationale de l'IRES, n° 50, Janvier.

> Wilthagen (T.), 1998, " Flexicurity: A New Paradigm for Labour Market Policy Reform? ", Flexicurity Research Programme FXPaper Nr. 1.

> Yerochewski (C.), éd., 2003, Souplesse et sécurité de l'emploi : orientations d'études et recherches à moyen terme, Document d'études DARES n°71.


Pour aller plus loin que le modèle de flexicurité

> Barthélémy (J.), Cette (G.), Verkindt (P.Y), 2006, " Contrat de travail, sécurisation des parcours professionnels et efficacité économique ", Rapport au Conseil d'Orientation pour l'Emploi, décembre.

> Duclos (L.), Kerbourc'h (J.Y), 2006, " Organisation du marché du travail et " flexicurité " à la française ", Rapport au Conseil d'Orientation pour l'Emploi, novembre.
http://www.coe.gouv.fr/IMG/pdf/LD_JYK_Flexicurite_Nov._2006.pdf
http://www.lesechos.fr/medias/2006/1221//300125325.pdf

> Freyssinet (J.), 2000, " Plein emploi, droit au travail, emploi convenable ", Revue de l'IRES, n°34, pp.2-32.

> Freyssinet (J.), 2007, " Flexibilité et sécurisation des trajectoires professionnelles ", Communication au séminaire " ARC 2 ", Accumulation, Régulation, Croissance et Crise, Cepremap-Matisse, 30 janvier.

 

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