Nos articles

Externalisation et sous-traitance

le 01/04/2007 par Christophe Teissier
imprimer

Processus et enjeux

François Edouard, Conséquences sur l’emploi et le travail des stratégies d’externalisation d’activités, Conseil Economique et Social, 2005


Rédigé pour le compte du Conseil Economique et Social, ce rapport propose une appréhension générale des stratégies d’externalisation, dans le secteur privé comme dans le secteur public. L’objectif est d’identifier leurs enjeux et conséquences sur l’emploi et le travail pour les différents parties prenantes: entreprises, salariés, territoires, collectivités publiques. Présentant d’abord un état des lieux du phénomène, le document envisage ensuite ses conséquences. Les moyens de développer une gestion responsable de ces processus, permettant de concilier exigences économiques et préoccupations sociales sont envisagés. Le dialogue social est perçu comme une des principales voies à explorer et approfondir autour de ces questions, notamment pour lier les dimensions professionnelles et territoriales et offrir des garanties aux salariés affectés.

Site du Conseil Economique et Social : www.conseil-economique-et-social.fr

Corinne Perraudin, Nadine Thévenot, Julie Valentin, Sous traiter ou embaucher ? Une analyse empirique des comportements de substitution des entreprises de l’industrie en France entre 1984 et 2003, novembre 2006.

Fruit des travaux de trois économistes, cet article entend approfondir les liens entre recours à la sous-traitance et réduction du nombre de salariés affectés directement à la production de l’entreprise. L’étude se fonde sur les données des Enquêtes Annuelles d’Entreprises réalisées par l’INSEE. Elle se concentre sur les entreprises de plus de 20 salariés de l’industrie des biens d’équipement, des biens de consommation et des biens intermédiaires sur la période 1984-2003. Elle montre une généralisation des pratiques de sous-traitance quelle que soit la taille des entreprises et souligne que les entreprises qui sous-traitent réduisent les effectifs dans le même temps. Elle s’intéresse également, sur la base d’analyses économétriques, aux raisons du recours à la sous-traitance. Elle démontre ainsi que, dans les trois secteurs étudiés, la gestion de l’emploi, par la substitution du travail externe au salariat, explique les pratiques de sous-traitance.

European Monitoring Centre on Change Company Network, Offshore outsourcing of business services: Four cases examples, Fondation de Dublin, 2005

Ce document est issu d’un séminaire organisé en mars 2005 par l’EMCC, ayant donné lieu à la présentation par plusieurs entreprises de leurs expériences en matière d’externalisation d’activités situées en dehors de leur cœur de métier. 4 études de cas sont ainsi exposées, intéressant Elcoteq Tallin, Siemens Business Services, T-Systems et ABN AMRO. Pour chaque cas, l’histoire et les caractéristiques des entreprises sont présentées, ainsi bien entendu que la nature des activités externalisées et les raisons ayant motivé le recours à ces stratégies. Les bénéfices retirés de ces opérations et les facteurs présidant à leur réussite sont également abordés. On peut ainsi, grâce à ce document, envisager concrètement l’externalisation du point de vue des entreprises elles-mêmes.

Site de l’EMCC: www.eurofound.europa.eu/emcc/

Alessandro Innocenti, Sandrine Labory, Outsourcing and Information Management. A comparative analysis of France, Italy and Japan in both Small and Large firms, The European Journal of Comparative Economics, n°1, 2004

Cet article étudie les processus d’externalisation en France, en Italie et au Japon dans les petites et grandes entreprises. Il relève un accroissement du recours à l’externalisation d’activités dans les trois pays de l’échantillon au cours des 20 dernières années. Il se focalise sur l’intégration au processus productif des fournisseurs de l’entreprise aux fins de stimuler l’innovation. Dans cette mesure, il s’interroge sur les conditions d’une bonne gouvernance du réseau productif. A ce titre, un management performant de l’information circulant entre les partenaires du réseau (synonyme d’une décentralisation de l’information du client vers le fournisseur) est présenté comme le moyen de stimuler la création de savoir par le sous-traitant.

Site du European Journal of Comparative Economics : http://eaces.liuc.it/

Triangulation de la relation de travail

Brigitte Rorive, Eva Gustavsson, Les relations de travail en Europe. D’une conception bipolaire à une conception triangulaire, voire multipolaire
, rapport transversal, mars 2006

Ce document constitue le rapport de synthèse d’une recherche coordonnée par l’Université Européenne du Travail et financée par la Commission Européenne. Il s’ajoute à un ensemble de rapports nationaux afférents à cinq pays de l’Union Européenne : la Belgique, la France, la Pologne, le Royaume-Uni et la Suède.
L’objectif des travaux au centre de ce rapport était de dresser un état des lieux des différents impacts du client sur la relation de travail. Dans cette mesure, les phénomènes de sous-traitance et d’externalisation y occupent une place privilégiée, même si le développement de la relation client à l’intérieur même des organisations ou l’influence du client final ne sont pas ignorés. Le document rappelle la méthodologie du projet et résume les résultats des travaux nationaux. Il avance également des enseignements transversaux quant à l’incidence de la logique client sur trois points: les acteurs de la relation de travail, la nature de cette dernière et les enjeux identifiables en termes de régulation.

On consultera également avec profit les différents rapports nationaux, tous disponibles depuis le site de l’Université Européenne du Travail : www.uet.org/c_travaux6.htm

Marie-Laure Morin, Le droit du travail face aux nouvelles formes d’organisation des entreprises, août 2004

Ce document est une retranscription de l’intervention orale de Marie-Laure Morin, conseiller à la Cour de Cassation, lors de la première université d’été de l’Université Européenne du Travail, tenue à Nantes en août 2004. Du fait de sa nature, on y trouvera peu de références bibliographiques. En revanche, cette intervention, faite par l’une des meilleures spécialistes de la question, dresse un état des lieux très clair des questions adressées au droit du travail par les nouvelles configurations productives. L’auteur propose en premier lieu une lecture juridique des nouvelles formes d’organisation des entreprises. Il en ressort notamment que les stratégies d’externalisation aboutissent à un transfert des risques liés à l’emploi et au travail d’une entreprise vers d’autres. L’auteur analyse ensuite les moyens qu’offre le droit, notamment pour répartir les responsabilités concernant l’emploi et le travail entre différentes entreprises d’un même réseau productif.

Bureau International du Travail, La relation de travail, Rapport V (1), Conférence Internationale du Travail, 95ème session, 2006.

Ce document est un rapport préparatoire, produit à l’occasion de la session 2006 de la Conférence Internationale du Travail. Il s’attache à envisager les tendances nouvelles affectant les législations et les pratiques de plus de 60 Etats membres de l’Organisation Internationale du Travail. Le document dresse ainsi, dans son chapitre 2, un état des lieux de la notion juridique de relation de travail, dans une perspective comparative. Une partie des développements rend compte d’exemples illustrant, dans certains Etats, l’encadrement juridique des relations de travail triangulaire. Un document informatif intéressant dans une perspective internationale.

Sous-traitance et restructurations

Jacques Igalens, Christine Vicens, Les mutations dans le secteur aéronautique. Le cas d’Airbus en Midi-Pyrénées
, LIRHE-UET, septembre 2006
Pierre Garaudel, Maxime Petrovski, Géraldine Schmidt, Cap Compétences : gestion collective du risque de sureffectif dans le cadre d’une entreprise élargie
, IAE Paris-UET, 2006

Ces deux documents constituent des monographies réalisées dans le cadre du projet «Monitoring Innovative Restructuring in Europe» (MIRE), financé par le Fonds Social Européen et déjà évoqué dans le numéro 5 de METIS.
A ce titre, ils sont ciblés sur l’analyse détaillée de dispositifs innovants d’accompagnement des restructurations. Ils ont pour point commun de porter sur les modalités de gestion des restructurations frappant l’entreprise étendue, à savoir l’entreprise donneuse d’ordres et ses sous traitants de différents niveaux. La première étude porte sur Airbus et la filière aéronautique en Midi- Pyrénées. La seconde s’intéresse aux Chantiers de l’Atlantique et au secteur de la construction navale dans le bassin d’emploi de Saint Nazaire. Toutes deux décrivent précisément les incidences de la situation ou des décisions de l’entreprise donneuse d’ordres sur ses sous-traitants. Elles analysent ensuite les initiatives, publiques ou privées, conduites pour saisir les restructurations affectant «l’entreprise élargie»

L’ensemble des travaux issus du projet MIRE sont par ailleurs accessibles depuis le site dédiée au projet : www.mire-restructuring.eu

Sous-Traitance et Responsabilité Sociale de l’Entreprise

 Jean-Pierre Segal, André Sobczak, Claude-Emmanuel Triomphe, La responsabilité sociale des entreprises et les conditions de travail
, Fondation de Dublin, 2003

Ce rapport est le fruit d’une étude coordonnée par l’Université Européenne du Travail pour le compte de la Fondation de Dublin. Il s’agissait d’identifier des pratiques d’entreprises socialement responsables en matière de conditions de travail dans 4 pays européens (Allemagne, France, Grande-Bretagne et Hongrie). Le document fait par conséquent état des résultats d’une recherche autour d’une notion ayant émergé peu de temps auparavant sur la scène européenne. Le document comprend un rapport de synthèse et 4 rapports nationaux, ces derniers intégrant les études de cas réalisées. Au-delà de cette perspective générale, notons que l’un des champs d’investigation choisi par les auteurs était celui des relations de sous-traitance. Il s’agissait ainsi d’isoler les mesures prises par des entreprises donneuses d’ordre pour réguler les relations de sous-traitance qu’elles initient. L’étude décrit de bonnes pratiques en la matière, sans pour autant négliger de questionner leur portée : ainsi, quelle efficacité concrète des outils adoptés ? Quel périmètre pour les engagements pris ?

ASTREES décrypte les transformations du travail et de l'emploi, invente et diffuse, en France et en Europe, des pratiques sociales novatrices.

 ADHERER ! 

 Débats et conférences 

Tous nos débats...

 Dernières actualités 

Toutes nos actualités...

 Derniers articles 

Toutes les publications
Vidéo à la une

 Sur les réseaux 

ASTREES est présent sur Twitter @AstreesLab sur Facebook d'ASTREES et sur LinkeDin ! ALIZE est présent sur le web et sur Twitter #ALIZE

ASTREES Carré Saint Nicolas 10 rue Saint Nicolas 75012 Paris - Téléphone : 01 43 46 28 28 - Fax : 01 43 46 28 20 - envoyer un mail
Mentions légales